Vany Makiese & Pons Makiese

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Jacques Loubelo fait l’appel

Enregistré, gravé et pressé à Brazzaville en 1984 dans l'usine du label d'État, Congo est devenu le second hymne d'un pays qui ne l'a jamais décrété. Le discours d'unité nationale consiste presque toujours à effacer les appartenances. Loubelo procède exactement à l'inverse : il les énumère à voix haute, une par une, et c'est de cette énumération qu'il tire la nation.
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NAËK demande la permission de disparaître.

Paru le 10 juillet 2026 sur MOKÒ RECORDS, le deuxième single de NAËK porte le titre le plus rebattu du répertoire populaire, celui de l'obstacle que l'on gravit pour prouver de quoi l'on est capable. Ici, la montagne n'est pas un sommet à conquérir, c'est un endroit où l'on monte pour que plus personne ne vous trouve.
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DJ Arafat, quinze noms pour une seule vie

Sept ans après le 12 août 2019, portrait d'Ange Didier Houon, l'enfant de Yopougon devenu roi du coupé-décalé, et d'un héritage que personne n'arrive encore à administrer. Arafat Muana. Arafat DJ 3500 volts. Yôrôbô 5500 volts. Apache 8500 volts. Sao Tao le Dictateur. Commandant Zabra. Beerus Sama. Zeus d'Afrique. Ave César. Daïshikan.
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Raykaa, la blessée de guerre qui aime à voix basse

Troisième titre de Miziki (The Mixtape), projet de quatre morceaux paru le 25 juillet 2026 sous Royaume Kongo Records, « Ekenge » emprunte au lingala un mot de survie : vigilance, prudence. Raykaa y raconte une femme qui aime encore, qui ne sait plus se donner, et qui demande à être comprise avant d'être jugée.
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Maman : Zakalara chante la victoire arrivée trop tard.

Cinquième titre de Lumière, premier EP du chanteur kinois paru le 20 février 2026, « Maman » raconte en quatre minutes seize l'histoire d'Akim et de Fatouma. Une mère qui s'épuise pour la scolarité de son fils unique, un fils qui finit par gagner, et une absence qui rend cette victoire muette. Le clip, mis en ligne le 20 juin, a donné des visages à ce récit que Kinshasa connaissait déjà par cœur.
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Rendre visible ce qui ne se voit pas : Eli Made, peintre à l’eau de Javel.

Il ne pose pas la couleur, il la retire. Sur un tissu noir tendu, Eli Made trempe son pinceau dans l'eau de Javel et laisse le produit mordre la matière jusqu'à ce qu'un visage remonte à la surface. Ocre, cuivre, ambre : les teintes ne sortent d'aucun tube, elles sont arrachées au noir. Peindre, chez lui, est un travail de soustraction. On n'ajoute rien, on découvre ce qui était déjà là. Le geste est né d'un détour.
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