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Culture
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NAËK demande la permission de disparaître.
Paru le 10 juillet 2026 sur MOKÒ RECORDS, le deuxième single de NAËK porte le titre le plus rebattu du répertoire populaire, celui de l'obstacle que l'on gravit pour prouver de quoi l'on est capable. Ici, la montagne n'est pas un sommet à conquérir, c'est un endroit où l'on monte pour que plus personne ne vous trouve.
DJ Arafat, quinze noms pour une seule vie
Sept ans après le 12 août 2019, portrait d'Ange Didier Houon, l'enfant de Yopougon devenu roi du coupé-décalé, et d'un héritage que personne n'arrive encore à administrer. Arafat Muana. Arafat DJ 3500 volts. Yôrôbô 5500 volts. Apache 8500 volts. Sao Tao le Dictateur. Commandant Zabra. Beerus Sama. Zeus d'Afrique. Ave César. Daïshikan.
Agolo : Angélique Kidjo frappe à une porte que personne n’ouvre
Écrite en 1993 par une femme enceinte de six mois qui venait de comprendre que les saisons ne tenaient plus, la chanson est devenue en quelques mois l'un des plus grands succès de danse du continent. Le monde a repris le refrain sans jamais demander ce qu'il voulait dire.
Femme commerçante : M’Pongo Love ne pleure avec personne
Enregistré en 1982 sous Safari Ambiance, le titre est devenu à Kinshasa un classique qu'on ressort chaque mois de mars. La lecture est confortable et elle rate l'essentiel : ce morceau ne célèbre rien, il donne des consignes.
Raykaa, la blessée de guerre qui aime à voix basse
Troisième titre de Miziki (The Mixtape), projet de quatre morceaux paru le 25 juillet 2026 sous Royaume Kongo Records, « Ekenge » emprunte au lingala un mot de survie : vigilance, prudence. Raykaa y raconte une femme qui aime encore, qui ne sait plus se donner, et qui demande à être comprise avant d'être jugée.
Maman : Zakalara chante la victoire arrivée trop tard.
Cinquième titre de Lumière, premier EP du chanteur kinois paru le 20 février 2026, « Maman » raconte en quatre minutes seize l'histoire d'Akim et de Fatouma. Une mère qui s'épuise pour la scolarité de son fils unique, un fils qui finit par gagner, et une absence qui rend cette victoire muette. Le clip, mis en ligne le 20 juin, a donné des visages à ce récit que Kinshasa connaissait déjà par cœur.
Rendre visible ce qui ne se voit pas : Eli Made, peintre à l’eau de Javel.
Il ne pose pas la couleur, il la retire. Sur un tissu noir tendu, Eli Made trempe son pinceau dans l'eau de Javel et laisse le produit mordre la matière jusqu'à ce qu'un visage remonte à la surface. Ocre, cuivre, ambre : les teintes ne sortent d'aucun tube, elles sont arrachées au noir. Peindre, chez lui, est un travail de soustraction. On n'ajoute rien, on découvre ce qui était déjà là. Le geste est né d'un détour.
Contre la seconde mort : Benjamin Mbenga, peintre des mémoires vivantes.
« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » La phrase d’Amadou Hampâté Bâ…
« AWA » : BOGO THEGOAT n’a pas oublié qui n’était pas là.
Dernier titre de Generation Gang, premier EP du rappeur kinois paru le 30 avril 2026, « AWA » tient en deux minutes quatorze le bilan le plus nu de sa trajectoire : une promesse faite aux siens, une table partagée avec de faux frères, et le refus tranquille de rouvrir la porte à ceux qui l'ont fermée.
Brûler un frère : l’Afrique du Sud et la trahison de l’idéal africain.
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026, Roméo Katompa est mort brûlé vif à Johannesburg. Sa…