Makolo ya Massiya : Carlyto Lassa n’a pas chanté Dieu, il a chanté Kinsala.

Neuf minutes et onze secondes, en ouverture de l’album Africa na Moto publié par Syllart Records en 1996. Depuis la mort de Carlyto Lassa, lundi 31 août 2026 à Cincinnati, les nécrologies rattachent le titre à sa période chrétienne. Le texte dit tout autre chose : une femme qu’on lui a prise contre de l’argent, Judas convoqué à la barre, et une douleur que le chanteur compare aux pieds cloués du Messie. Le pasteur viendra après. La chanson, elle, appartient encore au monde.
Charles Ndombasi Lassa, est décédé le lundi 31 août 2026 à Cincinnati, aux États-Unis, à l’âge de 65 ans

UN TITRE DE SACRISTIE POSÉ SUR UNE RUPTURE

Le malentendu tient au titre. Makolo ya Massiya, les pieds du Messie, sonne comme un cantique et se retrouve classé comme tel, alors que la chanson figure en position d’ouverture d’un disque profane où voisinent Châtelet, Bajaloux, C’est mon mari et Tout à l’envers. Ce que Carlyto Lassa raconte là est une histoire de séparation, la plus banale et la plus ancienne du répertoire congolais : celle qui est partie s’appelle Kinsala, et elle est partie pour de l’argent. La singularité n’est pas dans le motif, elle est dans la langue employée pour le dire. Le chanteur ne dispose, pour mesurer sa peine, que du vocabulaire de l’Écriture. Il feuillette un livre de l’amour dont chaque page nomme le sentiment dans une langue différente, français, anglais, lingala, swahili, comme si aucun idiome pris isolément ne suffisait. Il rappelle que Judas a vendu le Christ, s’est aperçu trop tard que la somme ne valait rien, et n’a pas pu racheter ce qu’il avait perdu. Puis il pose l’image qui donne son nom au morceau : sa douleur d’homme quitté a la forme exacte de deux pieds transpercés.

Musicalement, le titre appartient à cette rumba lente et longue que les années 1990 pratiquaient encore sans se justifier, une architecture qui prend son temps parce qu’elle sait que la voix tiendra. Carlyto Lassa signe la composition aux côtés de Dele Mampoko et Luzolo Luyindula, et ce qu’il fait pendant ces neuf minutes relève moins de la performance que de l’endurance : un timbre clair, très peu vibré, posé haut, qui ne force jamais et qui laisse toute la douleur au texte. C’est exactement l’inverse de ce que le marché demanderait vingt ans plus tard. Là où la génération suivante ira chercher l’effet dans le cri et dans le seben, lui installe une plainte qui progresse par paliers et refuse de se résoudre. La chanson ne console pas, elle constate. Elle se termine sur une question adressée à personne, celle de savoir qui viendra jeter des fleurs le jour de sa mort.

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Des références à la mythologie japonaise sont aussi clairement visibles, allant du Susanō au célèbre Agorumo Senjū, tout dans le manga semble avoir une référence réelle. D'autres clins d'œil vu dans le manga sont par exemple la légende d'un ancien conflit entre ninjas et samouraï, dans la plupart des récits célèbres cette rivalité entre ces deux camps n'échappe pas, dans le manga on peut très bien comprendre ce qui pousserait ces deux peuples légendaires à être en conflit permanent car étant très opposé.
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