Au Mondial 2026, la descente d’avion est devenue un défilé. La Côte d’Ivoire est arrivée en écorce battue, la RDC en peau de léopard. Mais ce que le monde a pris pour un beau costume était une langue, plus ancienne que le film auquel on n’a cessé de la comparer.
Avant le premier ballon, il y a eu les tarmacs. Cette Coupe du monde 2026, étalée entre les États-Unis, le Canada et le Mexique du 11 juin au 19 juillet, a fait de la sortie d’avion un exercice de style et un geste diplomatique. Les fédérations le savent : une photo d’arrivée circule plus vite qu’un score, et trente hommes en file sur une passerelle valent une couverture de magazine. Cette année, deux sélections, l’une de l’Ouest et l’autre du cœur de l’Afrique, ont changé cette formalité en déclaration. Reste à poser la question dans l’ordre, comme on instruit un procès : que voit-on, que sait-on, et que comprend-on enfin.