Zao, celui qui a su faire danser l’intelligence

Zao lors d’un concert — habillée en tenue militaire « appelé sokoto » au Congo

UN POÈTE NÉ SUR LES RIVES DU CONGO

À Brazzaville, dans les ruelles pleines de sons et de couleurs, grandissait un jeune garçon au regard vif, curieux du monde et de ses contradictions. Ce garçon s’appelait Casimir Zoba. Plus tard, il deviendra Zao, figure incontournable de la musique congolaise, maître de l’humour engagé et artisan d’une parole libre, portée par des rythmes qui font mouche.

Zao n’a jamais été un artiste comme les autres. Il n’a pas choisi la voie de la facilité, ni celle du pur divertissement. Il a choisi de chanter vrai, de faire de la musique un miroir de la société, un espace de réflexion enveloppé dans des mélodies savoureuses. Avec lui, la chanson devient chronique, le refrain devient fable.

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Il ne pose pas la couleur, il la retire. Sur un tissu noir tendu, Eli Made trempe son pinceau dans l'eau de Javel et laisse le produit mordre la matière jusqu'à ce qu'un visage remonte à la surface. Ocre, cuivre, ambre : les teintes ne sortent d'aucun tube, elles sont arrachées au noir. Peindre, chez lui, est un travail de soustraction. On n'ajoute rien, on découvre ce qui était déjà là. Le geste est né d'un détour.
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