Zao, celui qui a su faire danser l’intelligence

Zao lors d’un concert — habillée en tenue militaire « appelé sokoto » au Congo

UN POÈTE NÉ SUR LES RIVES DU CONGO

À Brazzaville, dans les ruelles pleines de sons et de couleurs, grandissait un jeune garçon au regard vif, curieux du monde et de ses contradictions. Ce garçon s’appelait Casimir Zoba. Plus tard, il deviendra Zao, figure incontournable de la musique congolaise, maître de l’humour engagé et artisan d’une parole libre, portée par des rythmes qui font mouche.

Zao n’a jamais été un artiste comme les autres. Il n’a pas choisi la voie de la facilité, ni celle du pur divertissement. Il a choisi de chanter vrai, de faire de la musique un miroir de la société, un espace de réflexion enveloppé dans des mélodies savoureuses. Avec lui, la chanson devient chronique, le refrain devient fable.

FUTUMUNA Newsletter
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts
Lire la suite

Verckys n’a jamais douté de Dieu, il a mis en cause son portrait.

En 1972, un saxophoniste de vingt-huit ans enregistre une chanson qui ne conteste rien, ne blasphème rien, n'affirme rien. Elle se contente de poser une question. L'Église catholique y répondra par l'excommunication, et le régime de Mobutu par une diffusion en boucle sur les ondes nationales. Cinquante ans plus tard, dans un pays que sa Constitution déclare laïc et que ses rues déclarent croyantes chaque dimanche matin, la question n'a toujours pas reçu de réponse.
FUTUMUNA Newsletter
Choisir la langue