Dans le paysage foisonnant de la musique malienne, où les traditions se croisent avec les élans contemporains, peu de figures sont aussi emblématiques qu’Amadou Bagayoko. Connu du grand public pour son duo avec Mariam Doumbia – sa compagne de scène et de vie – Amadou est bien plus qu’un simple guitariste ou chanteur : il est le fil discret mais essentiel d’une tapisserie sonore qui lie le Mali à l’universel.
DES DÉBUTS SILENCIEUX, MAIS RICHES DE SONS
Né à Bamako en 1954, Amadou perd la vue à l’adolescence, une épreuve qui ne fera que renforcer son rapport sensoriel à la musique. Dès ses jeunes années, il se passionne pour les sons qui l’entourent – ceux du marché, des cérémonies, des radios lointaines grésillant dans les quartiers. Mais c’est la guitare qui deviendra son langage principal. Formé au sein de l’Institut des jeunes aveugles de Bamako, c’est là qu’il rencontre Mariam. Ensemble, ils vont construire une œuvre à la fois enracinée et nomade.