Le silence des yeux, la parole des cordes

JOHANNESBURG, AFRIQUE DU SUD – 10 JUIN : L’artiste malien Amadou Bagayoko du groupe Amadou & Mariam se produit sur scène lors du concert de célébration du coup d’envoi de la Coupe du Monde de la FIFA au stade Orlando, le 10 juin 2010 à Johannesburg, en Afrique du Sud. (Photo de Michelly Rall/WireImage)

Dans le paysage foisonnant de la musique malienne, où les traditions se croisent avec les élans contemporains, peu de figures sont aussi emblématiques qu’Amadou Bagayoko. Connu du grand public pour son duo avec Mariam Doumbia – sa compagne de scène et de vie – Amadou est bien plus qu’un simple guitariste ou chanteur : il est le fil discret mais essentiel d’une tapisserie sonore qui lie le Mali à l’universel.

DES DÉBUTS SILENCIEUX, MAIS RICHES DE SONS

Né à Bamako en 1954, Amadou perd la vue à l’adolescence, une épreuve qui ne fera que renforcer son rapport sensoriel à la musique. Dès ses jeunes années, il se passionne pour les sons qui l’entourent – ceux du marché, des cérémonies, des radios lointaines grésillant dans les quartiers. Mais c’est la guitare qui deviendra son langage principal. Formé au sein de l’Institut des jeunes aveugles de Bamako, c’est là qu’il rencontre Mariam. Ensemble, ils vont construire une œuvre à la fois enracinée et nomade.

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Né à Goma et aujourd'hui installé à Kinshasa, Eliam Mupipi, alias ELIAM ARTIST, mène une pratique où la peinture, le street art et l'architecture procèdent d'un même geste. Des conflits qui ont marqué l'Est du Congo, il n'a pas fait un regard mais un matériau : celui d'une mémoire africaine qu'il réactive, mur après mur, dans le langage visuel de sa génération.
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