Il y a des artistes qui peignent avec des couleurs, d’autres qui sculptent avec la pierre. Mais Nec Jr Salai, de son vrai nom Nela Esthim Constant, façonne la douleur et l’espoir, mêlant la rudesse du réel à la fragilité de l’âme humaine. Ce nom, qui l’identifie le plus dans le monde artistique, résonne comme une signature marquée par l’engagement et la révolte. Né à Kinshasa, porté par le souffle des Beaux-Arts, il donne vie à des corps brisés, à des visages marqués par la détresse, à des silences lourds de cris enfouis. Dans son travail, l’ombre et la lumière s’étreignent, révélant la beauté tragique de ceux que le monde oublie trop vite.

LA OÙ LA PIERRE PLEURE
Dans la série BAYIBI NGA BO MWANA, c’est la terre elle-même qui semble gémir sous le poids des injustices. Enfants perdus dans les mines de Kolwezi, pères démunis devant la faim de leurs fils, mères courant dans la nuit pour sauver ce qui leur reste de vie… Chaque sculpture est un poème figé, une histoire gravée dans la matière, un instant suspendu entre l’espoir et le néant.